retour

Guinness des records ; numérisation de magazines. La plus grande collection de magazines au monde bientôt dans vos poches.

05 Jan 2021 Actualités

Une collection de « dingo »

15 millions de pages ! La collection de James Hyman, ce londonien de 47 ans, est un rêve pour les fans de pop culture. Scénariste de MTV dans les années 90, James a toujours été un mag’ addict. Quand un numéro l’intéressait, il n’en achetait pas un, mais deux exemplaires. Le premier pour sa collection personnelle, le second pour ses collègues chez MTV, James prenant tout de même soin de noter son nom sur le magazine afin de s’assurer qu’il lui revienne. Hymag était née !

En 2012, la collection de James entre au Guinness World Records, « les gens ont pu ainsi prendre cette collection vraiment au sérieux et arrêter de juste penser : ce dingo a un entrepôt rempli de magazines ! », s’amuse-t-il.

Aujourd’hui, la collection dépasse 160 000 exemplaires et continue d’augmenter de 15% par an grâce à de nombreux dons, d'où la volonté de passer par la numérisation de ces magazines. Stockée dans un entrepôt du sud-est de Londres, Hymag possède un nombre incalculable de merveilles et de bizarreries, pour lesquelles des personnalités du monde entier font le déplacement, du producteur de Netflix aux grands noms du design et du stylisme, en passant par des top models comme Kate Moss.

Cette collection exceptionnelle couvre plus de deux siècles d'histoire de la presse ; Vogue, Rolling Stone, Playboy, pour les titres les plus connus, jusqu’à des parutions épuisées ou obscures.

On y trouve par exemple, le fameux numéro du magazine The Face avec le rappeur Eminem en couverture. Cette photo avait fait polémique à l’époque… En effet, le rappeur était furieux de voir que sur ce cliché, la couleur du débardeur Nike qu’il portait apparaissait rose au lieu de rouge. Polydor, le label d’Eminem, avait alors menacé le magazine sous prétexte que cette photo donnait un air efféminé au rappeur. Il fut décidé que le label paye pour que le magazine soit réimprimé avec le débardeur en couleur rouge. Seul problème, la version en rose avait déjà été distribuée dans tous les kiosques d’Angleterre !

L’équivalent d’1,8km d’étagères à numériser

Avec sa centaine de milliers d’exemplaires, la collection de James prend de la place, beaucoup de place. Imposante, fragile, elle est aussi difficile à consulter : il faut un membre de l’équipe des archives pour vous aider à trouver ce que vous cherchez dans les locaux de 900 m2 !

En 2020, James passe à l’action et décide de lancer un projet de numérisation de magazines et de mise en ligne de sa collection afin que celle-ci perdure et puisse être accessible à tous, partout dans le monde. Cette idée de génie demande cependant un savoir-faire pointu et une technologie rare.

Quand Julien Gless, directeur général de Numerize, découvre pour la première fois l’histoire d’Hymag dans la presse, il se dit qu’il faut absolument contacter James et faire de Numerize le partenaire principal de son projet.

Plus que convaincu par la passion de James et la pertinence de son business model, Julien y voit aussi de nombreux signaux ; James est Londonien, Julien a habité à Londres pendant 10 ans et a évolué dans le monde de la pub et des médias digitaux lui aussi. Dès les premières conversations, le feeling passe, les deux entrepreneurs partageant la même vision. C’est ainsi que le partenariat commence.

C’est pour l’entreprise alsacienne l’occasion de s’engager dans un des plus importants projets de digitalisation au monde, et de permettre à tous d’accéder en ligne à la richesse illimitée que constituent ces archives. Plus qu’un rêve de collectionneur, il s’agit de documenter et de préserver l’histoire de la presse. Avec ses 13 ans d’expérience dans la numérisation de documents, l’entreprise Numerize est clairement taillée pour le job.

Comme l’explique Julien Gless, d’un point de vue technique, il ne s’agit pas seulement d'effectuer la numérisation de magazines un par un, page après page, il faut également prendre le soin de gommer les impuretés, mais surtout d’indexer les articles pour pouvoir les retrouver en un clic.

Une fois les 15 millions de pages numérisées, il existera une version digitale des 160 000 magazines ; des données inestimables, introuvables ailleurs, ni en bibliothèque, ni sur Google, et enfin accessibles en ligne, de quoi combler le “black hole” de la culture pré-Internet.

Le Spotify du magazine

The Guardian, Forbes, The New York Times, mais aussi le magazine Hypebeast, se sont déjà penchés sur le formidable projet de James. Aujourd’hui, il lance une levée de fonds pour financer la numérisation de sa collection puis la création d’une plateforme.

De plus, les abonnements permettront de reverser de façon équitable, et pour la première fois, des royalties aux auteurs des articles et photos.

Trésor sauvegardé du patrimoine mondial, la collection constituera dès lors un puissant outil de recherche et une immense source d’inspiration pour tous les publics : étudiants et passionnés, mais aussi entreprises et institutions culturelles. Digitalisée, l’immense collection dévoilera les tendances et courants de l’histoire de la pop culture, qui profiteront désormais au monde entier. La passion d’une vie et un trésor pour tous : « j'ai toujours su que c'était une ressource culturelle et qu'elle avait de la valeur », confie James.

Participez au projet de numérisation de magazines d'Hymag, et réinventez la culture !

Convaincue par la pertinence du projet, Numerize a commencé à travailler sur le trésor de James sans même attendre le résultat de la levée de fonds. Une partie de la collection est donc déjà en cours de numérisation dans la « Scannerie » de l’entreprise. Les précieux exemplaires, en attente de traitement, sont conservés dans la salle d’archive équipée d’un système de contrôle de température et d’hygrométrie, mais aussi d’un accès limité par badge et d’une caméra infrarouge. De quoi rassurer James quant à l’envoi de certains magazines de très grande valeur.

Pour permettre l’aboutissement de ce projet, Hymag a désormais besoin de partenaires financiers, privés comme publics. Ce trésor peut ainsi intéresser des investisseurs variés : fonds d’investissements, mécènes, musées, bibliothèques, collectionneurs ou encore grandes marques.

Ce gigantesque projet est une initiative unique dans l’histoire du Web, une mission de préservation, l’occasion d’apporter sa contribution à la culture pop mais aussi une formidable opportunité de placement.